Une des tendances actuelles est de faire référence au niveau d’énergie dans les descriptions d’emplois. Cela fait partie des prés requis pour obtenir ou même conserver son emploi. Sachez que vous êtes aussi évalué aussi sur votre tonicité, votre bonne santé et forme physique et votre capacité à « tenir la distance ». Pour preuve, le nombre grandissant de tests médicaux effectués lors des embauches. Certains diront que c’est un nouveau terme à la mode pour éviter le traditionnel « dynamisme » mais personnellement je crois que le niveau d’énergie va bien au-delà.
C’est donc une qualité plus complète que le simple dynamisme qui ne veut plus rien dire tellement il a été utilisé à toutes les sauces. L’énergie est une notion plus profonde qui allie la force et la vitalité physique (le dynamisme) avec la force psychique comme le courage, la détermination ou l’audace. Le problème c’est que l’un ne va pas sans l’autre. Le physique est lié au mental, demandez donc à n’importe quel athlète. C’est donc plus une question de volonté que de capacité, surtout qu’il n’est pas question ici de remporter les Olympiques mais de prendre la santé de votre carrière en mains.
1 - Commencez par tester votre niveau d’énergie. Du simple rendez vous annuel chez le médecin ou dans un centre de santé (www.cmipq.com ; www.medisys.ca ; Clinique du sanctuaire, etc.) au programme complet offert par certaines grandes entreprises, évaluer son niveau d’énergie personnel est accessible à tous. Le programme « Lifestyle » mis sur pied par BC Hydro (Colombie Britannique) et Accenture encourage les 4500 employés à prendre des mesures de prévention en matière de santé et leur offre des mesures adaptées (http://www.phac-aspc.gc.ca) . Les résultats parlent d’eux-mêmes : réduction des congés maladies, amélioration de la performance individuelle et de l’organisation, etc.
2 – Soyez attentif aux signes. Nous avons tous une réserve personnelle d’énergie mais nous ne la consommons pas au même rythme. Il vous appartient d’être à l’écoute de votre corps et de votre comportement pour reconnaître vos limites. La sonnerie de votre téléphone vous agace ? Votre collègue vous demande un conseil, vous êtes exaspéré ? Vous vous sentez débordé par le volume d’activité ? Vous vous sentez très fatigué et vous lever le matin est un supplice ? Des simples signes d’impatience à la colère et à la lassitude, il est primordial de savoir QUAND et COMMENT recharger les batteries. Une baisse d’énergie peut affecter votre performance. Vos décisions peuvent être moins judicieuses et votre jugement en être affecté. Les témoins d’un niveau d’énergie optimal dans votre travail sont la capacité à prendre du recul, l’optimisme, le calme, la sérénité même dans des périodes stressantes et exigeantes.
3 – Ne confondez pas gestion du temps, gestion du stress et gestion d’énergie. Ce sont trois choses différentes. La réussite d’un projet tient autant à votre aptitude à le planifier et l’organiser qu’à votre capacité à le mener à terme. Si vous n’avez pas assez d’essence pour vous rendre à destination, il vous sert à rien d’avoir un moteur six cylindres. Le stress naît dans ce déséquilibre. Ann McGee-Cooper dans son livre « You Don't Have to Go Home from Work Exhausted !» souligne que «contrôler son niveau de stress ne résulte pas nécessairement en un niveau constamment élevé d’énergie», affirme-t-elle.
4 – Soyez actifs ! Les employés plus actifs affichent un meilleur moral et une plus grande résistance au stress. Je ne vous ferais pas la leçon sur votre consommation de Gras Trans ou sur votre taux d’inactivité physique mais il n’en reste pas moins que votre tonus et votre vitalité dépendent de ce que vous ingurgitez et de la façon dont vous le dépensez. Pas besoin de courir 10 kms par jour et de vous nourrir de pousses de soja. Trouvez votre équilibre en respectant votre style de vie. Récemment un collègue me mentionnait qu’il avait décidé de marcher tous les jours pour se rendre au bureau. Non seulement il a trouvé une façon de faire de l’exercice mais en plus de se « ressourcer » en améliorant significativement ses facultés de concentration, d’attention et de créativité. D’autres feront du yoga ou du vélo. La seule contrainte… Y prendre du plaisir, car sinon c’est l’effet inverse qui se produit. Et pour confondre définitivement les sceptiques, sachez que physiologiquement, l'activité physique a un effet positif sur le niveau de sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans les désordres affectifs.
5 – Soyez discipliné ! Donnez vous des objectifs réalistes au début. Ne cherchez pas la performance à tout prix dans l’activité que vous choisirez mais surtout soyez constant et assidu. Commencez par ce qui semble le plus urgent : habitudes alimentaires ou introduction d’activités ciblées. Impliquez vos collègues, vos proches si vous avez besoin d’être motivé pour vous aider à garder le cap. Une fois que vous aurez trouvé le bon rythme vous vous apercevrez que finalement rajouter 2 ou 3 heures d’activité physique par semaine ne vous a pas demandé des efforts surhumains mais qu’en plus vous aurez amélioré votre rendement au bureau… De quoi méditer en cette prochaine rentrée !
Nathalie Francisci, Adma, CRHA