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Quel avenir pour le télétravail?

Qu’on se le dise : le télétravail est là pour rester. Encore marginal il n’y a pas si longtemps, son avènement a été accéléré par la pandémie de COVID-19. Selon deux études récentes, il est appelé à devenir la norme et ira de pair avec la flexibilité.

 

Un sondage de la Banque de développement du Canada (BDC) auprès de 700 entreprises canadiennes et de leur personnel démontre qu’un virage majeur est en cours. Avant la pandémie, seulement 24 % des PME affirmaient avoir la moitié de leur personnel en télétravail. Depuis, cette proportion est passée à 42 %.

Mais ce sont surtout les projections qui frappent : en effet, on apprend que 74 % des propriétaires de PME prévoient d’offrir à leurs employés et employées de continuer à faire du télétravail après la fin de la pandémie.

D’ailleurs, les entreprises n’auront guère le choix, car on constate qu’il s’agit maintenant d’un enjeu de rétention. Un autre sondage, réalisé par la firme Ernst & Young, dévoile que 54 % des répondants songent à quitter leur entreprise si on ne leur offre pas de modalités de travail flexibles quant au lieu et aux horaires.

L’avenir du télétravail sera hybride

« La pandémie a été un beau laboratoire pour le télétravail, dit Éric Gosselin, professeur titulaire en psychologie du travail et des organisations au Département de relations industrielles de l’Université du Québec en Outaouais. Depuis des années, les employés et les syndicats revendiquaient plus de télétravail et les employeurs étaient réticents, en raison d’inquiétudes sur le rendement et le contrôle du temps. Le test de la pandémie a permis d’apaiser certaines craintes. C’est une petite révolution qui demande des ajustements, mais qui est là pour de bon. À mon avis, on ira vers un mode hybride, avec certaines journées au bureau et d’autres à la maison. »

Moins de temps perdu en transport, moins de stress et une meilleure conciliation travail-famille sont autant de facteurs plaidant en faveur du télétravail. Celui-ci a tout de même ses inconvénients, comme la diminution des interactions et de la synergie entre collègues.

« Il faudra contrer cela avec des journées où tout le monde est là, ajoute Éric Gosselin. Depuis quelques années, on met beaucoup de l’avant le travail d’équipe, qui a démontré son efficacité dans la logique que plusieurs têtes valent mieux qu’une, et les réunions virtuelles ne remplacent pas complètement le face-à-face. Certaines rencontres en présentiel ne pourront pas disparaître. »

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