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Travailler en TI, mais pas dans l’industrie des TI

La moitié des travailleurs québécois en TI ne travaillent pas dans l’industrie des TI, mais dans des entreprises manufacturières, des banques ou des PME. Quels sont les avantages de travailler en TI, mais pas dans l’industrie des TI ?

Les professionnels des technologies de l’information ne sont vraiment pas tous embauchés par l’industrie du jeu vidéo ou par des sociétés du domaine de l’informatique. Loin de là. « Il m’arrive même très rarement de recruter pour ce genre d’entreprise », affirme Eric Turcotte, vice-président de l’agence Alteo et spécialiste en recrutement TI. Les offres d’emploi viennent en vérité de tous les secteurs, à mesure que se numérisent les opérations de gestion au sein de la plupart des entreprises.

Selon l’édition 2018 du Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre dans les TIC au Québec, préparé par TECHNOCompétences, la moitié des employés travaillant au service informatique ou à l’édition de logiciels sont employés de compagnies d’assurance, d’institutions financières, d’entreprises manufacturières ou même de petites et moyennes entreprises œuvrant dans une grande variété de secteurs. La situation est similaire partout au pays, selon Eric Turcotte.

Des besoins criants

« La plupart de ces compagnies sont appelées à développer leurs propres logiciels de gestion, dit le recruteur. Pour disposer d’outils de travail vraiment adaptés à leurs besoins et aux spécificités de leur marché, les entreprises embauchent des développeurs pour créer des logiciels, mais aussi des informaticiens pour soutenir les équipes dans l’utilisation de ces outils au quotidien. Dans ces contextes de travail, un bon candidat TI pourra faire du développement autant que de l’opérationnel. »

Le principal avantage de travailler hors des grosses boîtes informatiques est donc de bénéficier d’une grande autonomie et d’exécuter des tâches très variées. De nombreux spécialistes TI aiment l’alternance entre les différents types de tâches et le fait de ne pas toujours « recommencer le code à zéro », comme le dit Eric Turcotte. Dans le monde manufacturier ou le secteur bancaire, l’employé sera aussi amené à jongler avec des systèmes qu’il n’a pas toujours créés lui-même et à s’adapter rapidement. Le défi est stimulant !

Et le salaire ?

Hélas, les industries n’arrivent pas toutes à concurrencer les sociétés d’informatique en matière de salaire et d’avantages sociaux. Pour le patron d’une entreprise manufacturière ou d’une PME, peu habitué à l’effervescence du monde des TI et à sa grande rareté de main-d’œuvre, le salaire moyen en TI peut paraître mirobolant. Mais, selon Eric Turcotte, la plupart sont sur le point de s’adapter à cette réalité et seront en mesure d’offrir de meilleures conditions dans un futur proche. « Déjà, ils n’en sont pas à des années-lumière, et j’ai confiance que les salaires augmenteront considérablement sous peu. »

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