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La finance durable : une voie d’avenir

Avec la transition vers une économie plus verte, un groupe d’experts estime qu’il y aura des besoins immenses en « finance durable ». De quoi s’agit-il ?

Investir dans la rénovation de bâtiments pour une meilleure efficacité énergétique, contracter un « prêt vert » pour financer un projet axé sur la durabilité ou soutenir l’innovation en technologies propres : voilà autant de manières concrètes de s’inscrire dans ce que l’on appelle la « finance durable ». Pour passer graduellement à une économie « sobre en carbone », le gouvernement du Canada anticipe des milliards de dollars d’occasions d’investissement dans les milieux de la finance.

Au printemps 2018, la ministre de l’Environnement et du Changement climatique et le ministre des Finances ont donné le mandat à un groupe d’experts sur la finance durable de réfléchir aux manières pour le pays de faire croître son économie verte. Le nerf de la guerre est la mise en place d’investissements ou de services financiers favorisant de plus faibles émissions de carbone.

La finance durable, selon la définition établie par ce groupe d’experts, est constituée des « flux de capitaux (tels qu’ils se reflètent dans les prêts et les investissements), de la gestion des risques (comme l’assurance et l’évaluation des risques) et des processus financiers (la divulgation, l’évaluation et la supervision) qui assimilent les facteurs environnementaux et sociaux comme moyen de promouvoir une croissance économique durable et la stabilité à long terme du système financier ».

Tous pour un

En vertu de sa signature de l’Accord de Paris, le Canada s’est engagé à contribuer à l’effort mondial pour limiter l’augmentation de la température à moins de 2 degrés Celsius. Pour y arriver, les initiatives individuelles ne suffiront pas et des gestes collectifs ainsi qu’une grande concertation seront nécessaires. Les acteurs du milieu financier consultés ont notamment indiqué que « des signaux politiques clairs, en particulier en ce qui concerne la tarification du carbone, permettraient au marché de faire des choix à long terme en matière de durabilité ».

Le gouvernement aura notamment un rôle à jouer en matière d’innovation dans l’industrie pétrolière et gazière, très importante au pays, et qui « subit des pressions sur de nombreux fronts, y compris le coût et l’accès au capital, l’accès au marché, la performance environnementale et les mesures prises par les investisseurs en vue de se dessaisir ou d’être exclus des indices ».

Le secteur des services financiers a, quant à lui, « un rôle essentiel à jouer pour relier les investissements aux résultats durables et aider les ménages et les entreprises à gérer les nouveaux risques climatiques ».

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